Act One, Scene 2

Photo used with the permission of Dimitry Gelfand.

This is the second scene of my play, A Sword Unsheathed, originally written in French and translated into English for publication on the blog. If you haven’t yet read the first scene, you can find it here. The original French version of this scene is found at the end of the post. (Read in French.) Please read the historical note here.

Voici la deuxième scène de ma pièce, Un sabre dégainé, écrite à l’origine en français et traduite en anglais pour publication sur ce blog. Si vous n’avez pas encore lu la première scène, vous pouvez la trouver ici. La version originale en français de cette scène se trouve à la fin de l’article. (Lire en français.) Veuillez lire ici la note historique.

SCENE 2
(Read the previous scene.)

The Characters

BENJAMIN HUGER, plantation owner, about 34 years old
FRANCIS HUGER, his son, about 6 years old
NATHANIEL HUGER, his eldest son, about 16 years old
ALICE, Francis and Nathaniel’s cousin, about 15 years old

One year earlier: 1776. The entry hall of the house: the main doors are center stage, with windows on either side. A desk and chair are stage right, a staircase stage left. Benjamin and Nathaniel are standing center stage.

BENJAMIN (holding a saber in its scabbard): It’s the one I carried at Sainte-Foy.

NATHANIEL: Yes, Papa. I know. I promise you, I’ll carry it with honor.

BENJAMIN (removes the saber from the scabbard, watches the blade shimmer in the light, turns his back to Nathaniel): You have to polish it from time to time … keep it in its scabbard … so it stays sharp … ready to use.

(Nathaniel doesn’t respondwatches his father respectfully.
Benjamin sheathes the saber and places it on his desk
.)

BENJAMIN (sighssits at the desk, starts to look through his papers and books): I’d prefer that you not go, but … I can’t stop you. You’re a man now. You have your own path.

NATHANIEL: It’s my duty, Papa. After Philadelphia, we can’t just stand aside. You’ve said it yourself; the King has crossed the line. (Benjamin raises his head, looks at Nathaniel.) It’s done, Papa. We can’t go back now.

BENJAMIN (looks out the window): You’re absolutely right, Nathaniel. Still, I never expected this moment. I wanted things to go differently …

(Offstage, we hear the steps of a little boy running.)

FRANCIS (offstage): Nathaniel! Nathaniel! (Francis enters stage left, followed by Alice.) Nathaniel, we have a present for you!

(Alice stops close to the staircase stage left.
Francis runs to Nathaniel, holding his left hand behind him.)

NATHANIEL (kneels in front of Francis, catches him in his arms): Well, what’s all this, little man?

FRANCIS (shows him the blue silk sash he was carrying behind his back): It’s a sash, Nathaniel! A silk sash for a soldier! Every soldier needs one. Papa told me so. And here’s yours!

NATHANIEL: Well, isn’t it handsome, Francis! Thank you, brother. I’ll wear it everyday. (He stands up, wraps the sash around him while watching Francis.)

FRANCIS (smiling with pride). Alice sewed it. But, it’s really a gift from me, Nathaniel!

(Nathaniel looks over at Alice, smiles and mouths a thank you. Alice nods and smiles back.)

BENJAMIN (stands up and walks center stage near his sons): Take care of that sash, Nathaniel. I want to see it at Christmas.

NATHANIEL: Of course, Papa. I promise you. (He looks around at everyone.) I promise … all of you.

FRANCIS: I want to come with you, Nathaniel. I can protect you from the Brit’nish. (with an attitude of absolute sincerity) I know how to shoot a musket, you know.

NATHANIEL (laughing): I don’t doubt it, Francis. But you’re still a little too young, brother. (He kneels again in front of Francis.) But after Christmas, maybe you can come with me. We’ll see. (He tussles Francis’s hair, winks and stands back up. He looks at Benjamin.) It’s time, Papa. I have to go.

(Continue to the next scene.)

*     *     *

SCÈNE 2
(Lire la scène précédente.)

Les Personnages

BENJAMIN HUGER, propriétaire d’une plantation, âgé d’environ 34 ans
FRANCIS HUGER, son fils, âgé d’environ 6 years old
NATHANIEL HUGER, son fils ainé, âgé d’environ 16 ans
ALICE, une cousine de Francis et Nathaniel, âgée d’environ 15 ans

Un an auparavant 1776. Le foyer de la maison : les portes de la maison sont au centre, des fenêtres à chaque côté. Un bureau et une chaise à jardin, un escalier à cour. Benjamin et Nathaniel sont debout au centre de la scène.

BENJAMIN (tient un sabre dans son fourreau). C’est celui que je portais à Sainte-Foy.

NATHANIEL. Oui, Papa. Je le sais. Je vous promets de le porter avec tout honneur.

BENJAMIN (retire un peu le sabre de son fourreau, regarde la lame qui scintille dans la lumière, lui tourne le dos). Tu dois le polir de temps en temps … garde-le dans son fourreau … pour qu’il reste tranchant … prêt à servir.

 (Nathaniel ne répond pas, regarde son père en silence, avec du respect.
Benjamin 
rentre le sabre dans son fourreau, le pose sur le bureau.)

BENJAMIN (soupire, s’assoit au bureau, commence à regarder ses papiers et ses livres). Je préfère que tu n’y ailles pas. Mais … je ne peux pas t’empêcher. Tu es un homme maintenant. Tu as ton propre chemin.

NATHANIEL. C’est mon devoir, Papa. Après Philadelphie, on ne peut pas rester à l’écart. Vous avez dit, vous-même, que le roi a dépassé les bornes. (Benjamin lève la tête, regarde Nathaniel.) C’est fait, Papa. On ne peut plus revenir en arrière.

BENJAMIN (regarde par la fenêtre). Tu as bien raison, Nathaniel. Pourtant, je n’attendais pas ce moment. Je voulais que les choses aillent autrement …

 (On entend en coulisses des pas d’un petit garçon en train de courir.)

FRANCIS (en coulisses). Nathaniel ! Nathaniel ! (Francis entre sur scène à droite, suivi d’Alice.) Nathaniel, nous te faisons un cadeau ! (Alice s’arrête près de l’escalier à court. Francis s’approche de Nathaniel en courant. Il tient sa main droite derrière lui.)

NATHANIEL (se met à genou, prend son petit frère dans ses bras). Mais, qu’est-ce que c’est, p’tit monsieur ?

FRANCIS (lui montre une ceinture en soie bleue qu’il portait derrière son dos). C’est une ceinture, Nathaniel ! Une ceinture en soie pour un soldat. Tous les soldats en ont besoin. Papa me l’a dit. Et voilà : la tienne !

NATHANIEL. Comme elle est belle, Francis ! Merci mon frère. Je la porterai tous les jours. (Il se lève, met la ceinture en regardant Francis.)

FRANCIS (sourit avec fierté). Alice l’a cousue. Mais, c’est bien un cadeau de moi, Nathaniel !

(Nathaniel regarde Alice, sourit et articule silencieusement un remerciement. Alice hoche la tête et sourit.)

BENJAMIN (se met debout, marche au centre de la scène près de ses fils.) Prends soin de cette ceinture, Nathaniel. Je veux la revoir à Noël.

NATHANIEL. Bien sûr, Papa. Je vous le promets. (Il regarde autour de lui, à tout le monde.) Je vous le promets … à vous tous.

FRANCIS. Je veux venir avec toi, Nathaniel. Je peux te protéger contre les Brit’niques. (Avec un air tout sincère.) Je sais tirer au mousquet, tu sais.

NATHANIEL (rit). Je m’en doute, Francis. De toute façon, tu es encore un peu trop petit, mon frère. (Il se remet encore à genou.) Mais après Noël, tu m’accompagneras peut-être. On verra. (Il lui passe la main dans les cheveux, fait un clin d’œil, et se met debout. Il regarde son père.) Il est l’heure, Papa. Je dois y aller.

(Lire la suite.)

© 2013 Samuel Michael Bell, all rights reserved, tous droits réservés

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4 thoughts on “Act One, Scene 2

  1. I feel like I’m right there. Too bad I can’t draw, I can see the illustrations already in my head. This play was a lot of work, I can tell……..next scene – ready! 😉

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