Act Two, Scene 4

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This is the fourth scene of the second act of my play, A Sword Unsheathed, originally written in French and translated into English for publication on the blog. If you haven’t yet read the first scene, you can find it here. You can find all the scenes published so far on this page. The original French version of this scene is found at the end of the post. (Read in French.) Please read the historical note here.

Voici la quatrième scène du second acte de ma pièce, Un sabre dégainé, écrite à l’origine en français et traduite en anglais pour publication sur ce blog. Si vous n’avez pas encore lu la première scène, vous pouvez la trouver ici. Vous pouvez trouver toutes les scènes déjà publiées sur cette page. La version originale en français de cette scène se trouve à la fin de l’article. (Lire en français.) Veuillez lire ici la note historique.

SCENE 4
(Read the previous scene.)

The Characters

FRANCIS HUGER, now about 24 years old
GILBERT DU MOTIER, the Marquis de Lafayette, now about 37 years old
JUSTUS BOLLMANN, a German doctor, about 26 years old
Three Austrian soldiers

The year 1794. A wooded scene, early in the evening. On the horizon, the contours of a fort. Indistinct voices offstage, stage left. Francis, Justus and Gilbert appear, accompanied by a sergeant and two other soldiers wearing Austrian uniforms — dark green coats, white knickers — who follow several yards behind with a single horse.

GILBERT (indicating a tree): And that one is a white pine, very common in this area, as it is in Austria, Bavaria and Switzerland. It’s known even in my region of Auvergne.

JUSTUS: You have become a true arborist during your stay here, Marquis.

GILBERT: I have so much time on my hands that I’v been able to discover several new passions. (He looks towards the escort.) Under the circumstances, I have no choice but to take advantage of the time, Doctor Bollmann.

JUSTUS (laughs softly): Precisely.

(The group reaches center stage and stops.
Francis poses a large sack on the ground.
The escort stops at a distance.
The soldiers begin chatting among themselves.
)

FRANCIS (looking into the distance): We don’t have much time before sunset. (He looks at Justus surreptitiously.)

JUSTUS (in a loud voice): Yes, half an hour, perhaps.

FRANCIS (loudly): Marquis, would you like to go back down the hill to the carriage? (He continues to speak directly to Gilbert in a quieter voice.) Now’s the time, Gilbert. Are you ready?

GILBERT (in a low voice, chuckling, very close to Francis): If not now, when? (continuing in a loud voice) Well, messieurs, I’m ready to go home. There begins to be a chill in the air.

JUSTUS (to the soliders, in German): Meine Herren, das Pferd für den Marquis, bitte.

(The soldiers begin to move around a bit.
One of the soldiers brings the horse to Justus.
Justus takes the reins and leads it to Gilbert.
)

GILBERT (in a loud voice): This has been a beautiful excursion, messieurs. I thank you. (He suddenly begins to cough violently.)

FRANCIS (loudly): Marquis, you’re not well. Come sit down for a moment. (He leads Gilbert to a rock, stage right, where he sits down. Francis turns towards Justus.) Justus, there’s some wine in the sack, I believe.

JUSTUS (speaking in German to the soldiers): Wir sollten hier für einen Moment innehalten, meine Herren. Dem Marquis geht es nicht gut.

(The sergeant nods and speaks to the others in a low voice.
Two of them squat down, and the three begin to talk amongst themselves.
Justus ties the reins to a tree trunk, walks to the sack and rummages inside.
He pulls out two pistols and places them inside his coat.
He pulls out a bottle of wine and goes over to Gilbert and Francis.)

FRANCIS (speaking directly to Gilbert): At the bottom of the hill, head towards the north. Otherwise, you’ll find yourself back in Olmütz. If you follow that road for ten miles you’ll come to Sternberg, where there’s an inn. We’ll find you there late tonight.

GILBERT: Very good. Thank you, Francis. Thank you for everything. (a short pause) Your father would be proud. Nathaniel would be proud.

(Francis grasps Gilbert by the arms and nods solemnly.)

JUSTUS (arriving with the bottle): Here we are, Marquis: some wine.

(Justus hands the bottle to Gilbert, who takes a gulp
and puts it down on the ground. Justus gives him one of the pistols.
Gilbert places it in his belt
.)

GILBERT: Thank you, Justus. Thank you for everything.

FRANCIS (directly to Gilbert): It’s time, Gilbert.

GILBERT (hesitates a moment): Perhaps one more draft. (He takes another gulp of the wine.) Alright. It’s time. Courage, mes amis. Until tonight.

(Gilbert stands up, suddenly grabs the the horse’s reins and tries to mount.)

THE SERGEANT (seeing what’s going on, cries out in German):  Halte ! Halte !

(The other soldiers charge Gilbert, Francis and Justus.
Justus brandishes his pistol and fires once. A general melee, shouts, punches.
The first soldier advances on Gilbert, who succeeds in mounting the horse.
)

FRANCIS (grabs the sack and pulls out the saber): Gilbert! Go!

(The soldier reaches the horse and grabs the reins.
Francis advances with the saber and strikes the soldier,
who falls to the ground, releasing the reins.
The sergeant, stage left, aims his pistol
as Justus struggles against the second soldier.
He fires.
)

FRANCIS (collapses to his knees): Go Gilbert!

(Justus frees himself from the grasp of the second soldier,
seizes the sergeant’s arm and starts to struggle against him.
)

GILBERT (looking at Francis from astride the horse): You’ve been struck!

FRANCIS (stands up): Go on! I’m fine. Go! To the north! (He brandishes the saber at the second soldier who advances towards him.)

(Gilbert turns the horse and exits left right.
The lights dim. The melee continues.
The lights go out.
)

(Continue to the next scene.)

* * *

SCÈNE 4
(Lire la scène précédente.)

Les Personnages

FRANCIS HUGER, maintenant âgé d’environ 24 ans
GILBERT DU MOTIER, le Marquis de Lafayette, maintenant âgé d’environ 37 ans
JUSTUS BOLLMANN, un médecin allemand, âgé d’environ 26 ans
trois soldats autrichiens

L’an 1794. Un espace boisé, tôt le soir. On aperçoit à l’horizon les contours d’un château fort. On entend des voix indistinctes en coulisses à cour. Francis, Justus et Gilbert apparaissent, accompagnés d’un sergent et deux autres soldats, vêtus en uniformes autrichiens : manteaux vert terne, culottes blanches, qui les suivent quelques mètres derrière, avec un seul cheval. 

GILBERT (indiquant un arbre). Et celui-là, c’est un sapin blanc, très répandu dans cette région, comme en Autriche, en Bavière, en Suisse. Il est connu même en Auvergne, ma région native.

JUSTUS. Vous êtes devenu un véritable arboriste pendant votre séjour ici, monsieur le Marquis.

GILBERT. J’ai tellement de temps que j’ai pu découvrir plusieurs nouvelles passions. Il regarde vers l’escorte. Sous les circonstances, je ne peux qu’en profiter, Monsieur Docteur Bollmann.

JUSTUS (rit légèrement). Effectivement.

(Le groupe atteint le centre de la scène, ils s’arrêtent.
Francis pose un gros sac par terre.
L’escorte s’arrête à une distance, se met à se parler.
)

FRANCIS (regarde au loin). Il ne nous reste pas beaucoup de temps avant le coucher du soleil. (Il regarde Justus avec un air furtif.)

JUSTUS (à haute voix). Oui. Une demie-heure peut-être.

FRANCIS (à haute voix). Monsieur le Marquis, voulez-vous descendre la pente et remonter dans le carrosse ? (Il continue directement à Gilbert à voix basse.) C’est le moment, Gilbert. Es-tu prêt ?

GILBERT (à voix basse, en gloussant, tout près de Francis). Si pas maintenant, quand alors ? (Il continue à haute voix.) Alors, messieurs, je suis prêt à rentrer. Le temps se rafraîchit un peu.

JUSTUS (aux soldats, en allemand). Meine Herren, das Pferd für den Marquis, bitte.

(L’escorte commence à bouger un peu.
Un des soldats amène le cheval vers Justus.
Justus prend les rênes et l’amène près de Gilbert.
)

GILBERT (à haute voix). Cela fut une belle excursion aujourd’hui, messieurs. Je vous en remercie. (Subitement, il commence à tousser violemment.)

FRANCIS (à haute voix). Monsieur le Marquis, vous n’allez pas bien. Veuillez vous asseoir ici un moment. (Il amène Gilbert vers un rocher, côte gauche, où celui-ci s’assoit. Francis se tourne vers Justus.) Justus, il y a du vin dans le sac-là si je ne me trompe pas.

JUSTUS (à haute voix vers l’escorte, en allemand). Wir sollten hier für einen Moment innehalten, meine Herren. Dem Marquis geht es nicht gut.

(Le sergent hoche la tête, parle avec les autres à voix basse.
Deux s’accroupissent. Les trois se parlent.
Justus attache  les rênes au tronc d’un arbre.
Il s’approche du sac que Francis avait posé par terre,
fouille dedans. Il sort deux pistolets, les met dans son manteau.
Il sort une bouteille de vin, s’approche de Gilbert et Francis.
)

FRANCIS (parlant directement à Gilbert). En bas de la colline, prends le chemin vers le nord. Sinon, tu te trouveras de nouveau à Olmütz. Si tu suis le chemin sur trois lieues, tu arriveras à Sternberg, où se trouve une auberge. Nous t’y retrouverons tard cette nuit.

GILBERT. Très bien. Merci, Francis. Je te remercie pour tout. (une courte pause) Ton père serait fier de toi. Nathaniel serait fier.

(Francis tient Gilbert et hoche la tête solennellement.)

JUSTUS (arrive avec la bouteille). Voilà, monsieur le Marquis: du vin.

(Justus passe la bouteille à Gilbert, qui boit une goutte,
la pose par terre. Justus lui donne un des pistolets.
Gilbert le met dans sa ceinture
.)

GILBERT. Merci Justus. Merci pour tout.

FRANCIS (directement à Gilbert). C’est le moment, Gilbert.

GILBERT (hésite un peu): Encore une goutte, peut-être. (Il boit de nouveau.) Très bien. C’est le moment. Courage, mes amis. À ce soir.

(Gilbert se met debout,
prend subitement les rênes du cheval,
essaie d’y monter.
)

LE SERGENT (aperçoit ce qui se passe, crie à haute voix en allemand). Halte ! Halte !

(Les autres soldats courent  vers Gilbert, Francis et Justus.
Justus brandit son pistolet, il tire une fois.
Une mêlée générale commence, des cris, des coups de poing.

Le premier soldat avance vers Gilbert,
qui est parvenu à monter à cheval.
)

FRANCIS (réussi à atteindre le sac, sort le sabre). Gilbert, vas-y !

(Le soldat atteint le cheval, prend les rênes.
Francis avance avec le sabre, le touche.
Le soldat tombe par terre, en lâchant les rênes.
Le sergent, côté droite, vise son pistolet
tandis que Justus se bat contre le deuxième soldat.
Il tire.
)

FRANCIS (s’effondre aux genoux). Vas-y, Gilbert !

(Justus se libère de la lutte avec le deuxième soldat,
saisit-à-bras le corps du sergent,
commence à lutter contre lui.
)

GILBERT (monté à cheval, regarde Francis). Tu as été touché !

FRANCIS (se met debout). Vas-y ! Je vais bien. Allez ! Vers le nord ! (Il brandit encore le sabre vers le deuxième soldat qui avance.)

(Gilbert tourne le cheval et sort en coulisses vers la gauche.
Les lumières baissent. La mêlée continue.
Les lumières s’éteignent.
)

(Lire la suite.)

© 2013 Samuel Michael Bell, all rights reserved, tous droits reservés

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